Bibliographie
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La Danse du scalpel (septembre 1981)
Couverture et dessins de Bernard Verquère
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« Les angoisses, les symptômes et les humeurs du patient avant le jour J, le côté kafkaïen et ripoliné de l’accueil administratif, les pannes cycliques des récepteurs TV, l’empressement des infirmières à répondre aux faux appels et leur déconcertante lenteur à honorer les vrais, la faim de l’hospitalisé qui coupe l’appétit de l’accompagnant, les supplices postopératoires de l’attente du retour des fonctions les plus naturelles, l’incongruité répétitive des cadeaux, l’inopportunité encombrante des visites, les investigations électroniques des jeunes "touche-à-tout" que le patient a procréés, le piège des lits-cages... tout est noté, enregistré et conté avec un humour très sûr et un constant bonheur d’expression. » (Jean Houcke, La Voix du Nord)
« Pour ne point entonner de grand couplet sur l’inhumanité de la médecine, Bruno Dewaele, avec son récit et les charmants petits dessins qui l’accompagnent, ne souligne pas moins le désarroi devant la maladie, la rupture qu’elle provoque dans la vie d’un patient, les tracas, menus et grands, qu’elle fait subir à sa victime... sans que la gent médicale en soit toujours consciente, sans qu’elle sache toujours les alléger. » (Dr Dominique Brillaud, Le Quotidien du médecin du 23 avril 1982)
« Connaissez-vous Bruno Dewaele ? Non ? Ce dernier eut pourtant son heure de gloire lorsqu'il remporta, en 1992, à l'ONU, la finale des championnats du monde d'orthographe. Eh bien, figurez-vous que cet inlassable potasseur de dictionnaires pour qui la langue de Molière n'a aucun secret est aussi à ses heures perdues un romancier fort spirituel. Je me baladais en effet l'autre jour sur les quais de la Seine, profitant d'un week-end à Paris pour rendre visite à mes chers amis les bouquinistes, quand le hasard voulut que je tombasse sur ce livre de son cru dont le titre astucieux et la couverture amusante me séduisirent aussitôt. Ni une ni deux, je l'achetai donc – son prix était fort modique –, et sans plus attendre, m'abritant du froid dans un troquet voisin, j'entamai sa lecture dans le cliquetis complice des petites cuillères et l'arôme capiteux des cafés crème. Eh bien, autant vous le dire tout net, dès les premières lignes, je sus que je ne regretterais pas mon achat. Ah, quel nectar pour l'esprit que ces pages où l'humour le dispute constamment à la verve ! L'histoire n'est pourtant pas d'une violente originalité. C'est celle d'un type lambda qui se découvre un jour un calcul biliaire et va se faire opérer à l'hôpital. Mais ce qui transforme cette banale anecdote en épopée drolatique, c'est bien sûr l'art avec lequel elle nous est narrée. Un art à mi-chemin de Pierre Daninos et de PG Wodehouse, tout en ironie, en finesse, en " understatement ", un art subtil et caustique où se glissent élégamment une tendresse pudique et une discrète érudition. Le seul " inconvénient " de ce livre, c'est sa brièveté ! Je prenais tellement de plaisir à déguster sa prose que la dernière page est arrivée beaucoup trop vite... Mais n'est-ce pas le plus beau compliment qu'on puisse adresser à un roman ? Bruno Dewaele, semble-t-il, est prof de lettres modernes dans le nord de la France. Eh bien, si ses cours sont aussi réjouissants que ses écrits, ses élèves ont bien de la chance ! » (commentaire d'un internaute sur Amazon.fr)
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Comme sur des roulottes ! (avril 1983)
Préface de Robert Lassus
Couverture de Bernard Verquère
Prix de l’Académie des Treize 1984
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« Après nous avoir égayés avec les tourments du patient moyen livré aux traitements barbares que lui inflige tôt ou tard le corps médical et hospitalier (c'était La Danse du scalpel), Bruno Dewaele récidive en nous contant les légendaires mésaventures du caravanier moyen que nous côtoierons avec plaisir, demain, sur les routes encombrées de nos vacances. Vous savez bien : ces 2 à 3 % de bipèdes supérieurement motorisés qui, aux premiers beaux jours, escargotent sur les autoroutes ou transhument par les plus étroits vicinaux que l'on peut trouver en France et en Navarre ! Comme sur des roulottes ! – c'est un titre qui situe bien le problème – n'a pas, on s'en douterait, de prétention métaphysique, mais, tout simplement, le but de divertir. Il a donc sa place toute trouvée dans la bibliothèque de bord du caravanier, comme sur la plage arrière de votre voiture (pour le jour où vous n'aurez pour tout horizon que la face arrière de la roulotte de quelque Duroc en goguette). L'œuvre passe en revue les diverses situations auxquelles se trouvent confrontés les caravaniers – et par voie de conséquence les non-caravaniers – quand l'appel du large se fait irrésistible. On songe aux évocations de Papa, maman, la bonne et moi en voyage, par Robert Lamoureux au temps où l'histoire radiophonique était en vogue, à ces mésaventures bien de chez nous que racontaient, voici peu sur les étranges lucarnes, Daniel Gélin, Frédérique Hébrard et quelques autres tenants de notre humour hexagonal. Pourquoi, d'ailleurs, les chapitres nerveux ou gentiment moralistes (au sens labruyérien du terme) de Bruno Dewaele, en qui Robert Lassus, un connaisseur, voit un nouveau Daninos, ne serviraient-ils pas un jour de trame à un feuilleton télévisé ou à un film satirique ? » (Jean Sename, La Voix du Nord du 24 juin 1983)
« Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, tout ne va pas comme sur des roulettes pour la famille Duroc qui passe ses vacances en caravane. Une chose est certaine, l’auteur sait de quoi il parle et je vous recommande particulièrement son glossaire, petit chef-d’œuvre d’humour. » (magazine Caravaning, été 1983)
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Les Allées d’Étigny (octobre 1991)
Couverture et dessins de Colette David
Médaille d’or 1992 de l’Académie des lettres, sciences et arts d’Arras
Prix de la nouvelle 1992 de la Renaissance française du Nord-Pas-de-Calais
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« "Je ne crois pas trop au paradis. Mais s'il devait y en avoir un, alors que ce fût un monde où l'on ne saisit pas les balances." On n'est pas innocent quand on a des choses aussi bouleversantes à cracher sur le papier pour crier l'injustice que le monde quotidien imprime trop souvent aux petites gens. Car quel Hazebrouckois ne se souvient de la terrible décision finale qui allait peser sur le sort de Madame B., cette bouchère qui en avait déjà assez vu et dont, en définitive, l'affabilité extrême allait la conduire tout droit au désespoir ? Des chutes incisives comme celles-là, sans ambiguïté aucune, laissent imaginer à quel point les petits drames – c'est, du moins, tels que nous, spectateurs, les ressentons trop hâtivement – tiennent de la tragédie irréversible pour ceux qui les vivent. Faut-il évoquer aussi celui de cette prétendue folle (Georges, l'agent de police, en rigole même !) qui s'assied "à la place du mort" et attend que le commis voyageur la mène à Fontainebleau, sur le chemin qu'avait, il y a peu, emprunté son mari ? Les courts récits que Bruno Dewaele a la générosité (l'impudeur ?) de nous offrir tournent dans un clair-obscur insolite pour voler au secours de ses personnages qui connaissent la misère morale, qu'il s'agisse du monsieur très occupé, ou de cette machine à sous en mal d'intimité, "dans ce hall pisseux où elles ne sont pas moins de trente à attendre les faveurs du client" ? Mais qu'on n'aille pas croire que Les Allées d'Étigny mènent à la nostalgie ou au pessimisme, tant s'en faut. L'enseignement de la copie blanche, dans son Microcosme, ce coït entre la Toccata et les moindres recoins de l'église, est d'abord sensations, chez Dewaele. Et, au tableau des émotions, on accrochera, dans un patchwork attachant, après la lecture duquel nous ne saurons plus donner aucune primeur, Le Loup, Les Jupes de maman, Le Prophète du carrefour, avec l'espoir de retrouver, ne serait-ce qu'entre deux clignements d'yeux, une Baby-Foot éphémère ou l'instit qu'on n'oubliera pas. Bien entendu, Bruno Dewaele devait bien signer quelque part d'une note humoristique : courrait-on en priorité au Classé X ? Au plaisir des cinq sens, s'en ajoute toutefois un sixième, essentiel : la volupté littéraire, qui nous est ouverte, sans faille aucune, tout au long des deux cents pages de ce chef-d'œuvre, pour ce genre difficile qu'est la nouvelle. Bien dosées, bien rythmées, ses images et ses réflexions, ses suggestions, nous mènent partout où il estime que l’on devrait se trouver, pour avoir à se justifier d’aimer ceux qui sombrent par manque d’affection. Ces nouvelles terriblement modernes sont autant de nids d’amour où l’auteur cache à peine ses émotions et où le lecteur trouvera refuge à son évasion. Nul doute que Les Allées d'Étigny figureront un jour dans les meilleures anthologies parisiennes, parmi les Buzzati et autres Boulanger. Et ce serait une injure que de sauter les illustrations de Colette David. Avec le même souci dans la qualité du style, alliée à l'émotion, elle nous propose des prolongements qui méritent une lecture tout aussi attentive. » (Jacques Messiant, L’Indicateur des Flandres du 25 octobre 1991)
« Entre tendresse et cruauté, notre quotidien oscille doucement, parfois lugubrement... mi-larmes, mi-sourire. Mais il arrive qu'une bouffée d'insolite vienne décoiffer ce quotidien. Bruno Dewaele traduit à merveille ce balancement tristement cocasse dont les héros se nomment Albert, Émile ou Blaise ou ne se nomment pas, ou sont de quelconques juke-box au fond d'une arrière-salle. Les décors ne sont guère intimes : bistrots, métros, gares, cinémas... Très courtes et souvent drôles, ces nouvelles disent sans désespérance la grisaille ordinaire des gens ordinaires. Et le lecteur ordinaire ne s’y ennuie pas un instant. » (Annick Merchez, La Voix du Nord du 12 novembre 1991)
« Pour qui se souvient de ses sensations d'enfant dans une ville de cure (les Allées d'Étigny), pour qui entre parfois à reculons dans la salle des profs ou sa salle de classe (Vocation), pour qui s'est attardé à regarder la balance de la bouchère où s'étalent les petites annonces du quartier (la Balance), ces nouvelles sont un clin d'œil plein d'humour, qui fixent des instants de vie, au carrefour du quotidien et de l'insolite. » (L'Université syndicaliste du 8 février 1992)
« Tirées de la réalité et mâtinées d'irréel, ces nouvelles sont ciselées comme autant de fines et précieuses pierres d'écriture. » (Nicolas Delecourt, Croix Magazine)
« Trente-six nouvelles tantôt insolites, tantôt réalistes, mais toujours savoureuses. Le lecteur fait, en effet, bonne chère en parcourant un registre qui s'étend du tendre au cruel, dans un style adapté à l'esprit du récit et servi, chaque fois, par le vocabulaire approprié. » (Pierre Querleu, revue Nord')
« Bruno Dewaele excelle à embellir le banal, à poétiser le dérisoire, à surprendre en nous menant de l’ordinaire à l’insolite, du quotidien aux frontières du surréalisme, en véritable prestidigitateur. Pour chaque nouvelle, il sait trouver le ton et le style qui collent aux personnages, et tout au long des pages c’est un feu d’artifice de notre langue. » (Michel Beau, Visages du XXe siècle)
« La recette de Bruno Dewaele est à la fois simple et compliquée. Simple, parce que les scènes qu'il décrit sont très souvent tirées du quotidien : une salle d'attente, un café, un bébé et sa mère, sont les acteurs de ses nouvelles. Mais la tranquille simplicité de ces tableaux est nuancée par une touche d'irréel que l'auteur sait si bien imprimer... » (La Voix de l'info)
« Dans Les Allées d'Étigny, la phrase peut se faire courte, serrée, ramassée tel un ressort, prête à bondir, ou nerveuse, saccadée, incisive et tranchante comme un scalpel ; mais elle sait aussi redoubler ses méandres pour se lover lentement, longuement, et amoureusement, se frottant nuque et dos aux replis adoucis des souvenirs sereins... » (Paul Bergèse)
« Je considère comme un honneur que vous m’ayez croqué. Merci. » (Alain Gillot-Pétré, TF1)
« Si votre style est aussi excellent que votre orthographe, alors vous êtes formidable ! » (Bernard Pivot présentant le livre à la tribune de l’ONU, le 11 avril 1992, sur Antenne 2)
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Gagnez les championnats d’orthographe ! (mars 1994)
En collaboration avec Michèle Balembois-Beauchemin
Couverture et dessins de Frapar
Éditions Hachette
> Retrouvez les dictées de Bruno Dewaele
« Gagnez les championnats d’orthographe a été rédigé par deux "campionissimi" devenus hors concours, Michèle Balembois et Bruno Dewaele. L’ouvrage comporte vingt dictées originales rédigées par l’un ou l’autre des auteurs. Le style en est alerte et pittoresque. Mais c’est l’appareil pédagogique qui en fait tout le prix. Il comporte un mémento grammatical qui évente les pièges classiques : accents, adjectifs de couleur, mots composés, adjectifs numéraux, accords du participe passé. Enfin, chaque dictée est suivie de notes qui expliquent et commentent, souvent avec humour, toutes les difficultés. » (Michel Charlemagne, Le Monde)
« Les pièges de la langue française, débusqués dans cet ouvrage de façon très exhaustive, se trouvent de surcroît expliqués d’une manière aussi habile qu’originale qui, à n’en pas douter, transformera les lecteurs de ce volume en de véritables champions ! » (François Bayrou, ministre de l’Éducation nationale)
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À la fortune du mot (novembre 2001)
Couverture et dessins de Bap
Éditions La Voix du Nord
> Retrouvez les chroniques sur ce site
« Premier champion de France d’orthographe, en 1985, Bruno Dewaele peut se flatter d’être l’unique champion du monde, puisqu’une seule fois, à New York, en 1992, une compétition a réuni les francophones des cinq continents et que de cette superfinale il est sorti vainqueur. La Voix du Nord a eu ensuite l’excellente idée de lui confier une rubrique bimensuelle sur le langage. Ce sont quelque quatre-vingts de ses chroniques que le quotidien publie en volume sous le titre À la fortune du mot (illustrations de Bap). On voit que Bruno Dewaele, comme notre ami Jean-Pierre Colignon, est un champion des jeux de mots et un artiste du calembour. Ces titres d’articles le prouvent encore : Ça suffixe comme ça !, Café grammaire, Tous les chemins mènent à l’arôme, Ne ratons pas le coach !, etc. Au vrai, il n’est pas de bonne chronique sur la langue sans humour. Il y faut de solides connaissances, de l’attention, de la curiosité, parfois un peu d’indignation, beaucoup de plaisir, presque incestueux, à écrire des mots sur les mots, et puis cet esprit bien français qui donne de la légèreté aux choses importantes. Et quoi de plus important que la langue d’un peuple et d’une nation ? Bruno Dewaele possède toutes ces qualités. C’est pourquoi on le lit avec agrément et profit. » (Bernard Pivot sur Internet, 14 novembre 2001)
« Il est vraiment phénoménal ! Sacré champion du monde d’orthographe lors de la superfinale de New York en 1992, après avoir remporté sept ans plus tôt le premier championnat de France, Bruno Dewaele publie aujourd’hui un livre, À la fortune du mot. Il y traite évidemment de son dada : la langue française. Il y a quelques années, La Voix du Nord lui a confié sa rubrique Langage. Notre homme y délivre régulièrement avec un humour ravageur des billets d’humeur linguistique, articulés autour de l’actualité politique, culturelle ou sportive. Ce recueil présente un florilège de ces chroniques qui courent de 1996 à 2000. Le dopage, les paillotes corses, la féminisation des noms de métiers... : notre histoire contemporaine est observée par le petit bout de la lorgnette verbale. » (Alexie Lorca, magazine Lire, 2002)







