Bibliographie

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La Danse du scalpel (septembre 1981)
Couverture et dessins de Bernard Verquère
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« Les angoisses, les symptômes et les humeurs du patient avant le jour J, le côté kafkaïen et ripoliné de l’accueil administratif, les pannes cycliques des récepteurs TV, l’empressement des infirmières à répondre aux faux appels et leur déconcertante lenteur à honorer les vrais, la faim de l’hospitalisé qui coupe l’appétit de l’accompagnant, les supplices postopératoires de l’attente du retour des fonctions les plus naturelles, l’incongruité répétitive des cadeaux, l’inopportunité encombrante des visites, les investigations électroniques des jeunes "touche-à-tout" que le patient a procréés, le piège des lits-cages... tout est noté, enregistré et conté avec un humour très sûr et un constant bonheur d’expression. » (Jean Houcke, La Voix du Nord)

« Pour ne point entonner de grand couplet sur l’inhumanité de la médecine, Bruno Dewaele, avec son récit et les charmants petits dessins qui l’accompagnent, ne souligne pas moins le désarroi devant la maladie, la rupture qu’elle provoque dans la vie d’un patient, les tracas, menus et grands, qu’elle fait subir à sa victime... sans que la gent médicale en soit toujours consciente, sans qu’elle sache toujours les alléger. » (Dr Dominique Brillaud, Le Quotidien du médecin du 23 avril 1982)

« Connaissez-vous Bruno Dewaele ? Non ? Ce dernier eut pourtant son heure de gloire lorsqu'il remporta, en 1992, à l'ONU, la finale des championnats du monde d'orthographe. Eh bien, figurez-vous que cet inlassable potasseur de dictionnaires pour qui la langue de Molière n'a aucun secret est aussi à ses heures perdues un romancier fort spirituel. Je me baladais en effet l'autre jour sur les quais de la Seine, profitant d'un week-end à Paris pour rendre visite à mes chers amis les bouquinistes, quand le hasard voulut que je tombasse sur ce livre de son cru dont le titre astucieux et la couverture amusante me séduisirent aussitôt. Ni une ni deux, je l'achetai donc — son prix était fort modique —, et sans plus attendre, m'abritant du froid dans un troquet voisin, j'entamai sa lecture dans le cliquetis complice des petites cuillères et l'arôme capiteux des cafés crème. Eh bien, autant vous le dire tout net, dès les premières lignes, je sus que je ne regretterais pas mon achat. Ah, quel nectar pour l'esprit que ces pages où l'humour le dispute constamment à la verve ! L'histoire n'est pourtant pas d'une violente originalité. C'est celle d'un type lambda qui se découvre un jour un calcul biliaire et va se faire opérer à l'hôpital. Mais ce qui transforme cette banale anecdote en épopée drolatique, c'est bien sûr l'art avec lequel elle nous est narrée. Un art à mi-chemin de Pierre Daninos et de PG Wodehouse, tout en ironie, en finesse, en "understatement", un art subtil et caustique où se glissent élégamment une tendresse pudique et une discrète érudition. Le seul "inconvénient" de ce livre, c'est sa brièveté ! Je prenais tellement de plaisir à déguster sa prose que la dernière page est arrivée beaucoup trop vite... Mais n'est-ce pas le plus beau compliment qu'on puisse adresser à un roman ? Bruno Dewaele, semble-t-il, est prof de lettres modernes dans le nord de la France. Eh bien, si ses cours sont aussi réjouissants que ses écrits, ses élèves ont bien de la chance ! » (commentaire d'un internaute sur Amazon.fr)

 

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Comme sur des roulottes ! (avril 1983)
Préface de Robert Lassus
Couverture de Bernard Verquère
Prix de l’Académie des Treize 1984
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« Après nous avoir égayés avec les tourments du patient moyen livré aux traitements barbares que lui inflige tôt ou tard le corps médical et hospitalier (c'était La Danse du scalpel), Bruno Dewaele récidive en nous contant les légendaires mésaventures du caravanier moyen que nous côtoierons avec plaisir, demain, sur les routes encombrées de nos vacances. Vous savez bien : ces 2 à 3 % de bipèdes supérieurement motorisés qui, aux premiers beaux jours, escargotent sur les autoroutes ou transhument par les plus étroits vicinaux que l'on peut trouver en France et en Navarre ! Comme sur des roulottes ! — c'est un titre qui situe bien le problème — n'a pas, on s'en douterait, de prétention métaphysique, mais, tout simplement, le but de divertir. Il a donc sa place toute trouvée dans la bibliothèque de bord du caravanier, comme sur la plage arrière de votre voiture (pour le jour où vous n'aurez pour tout horizon que la face arrière de la roulotte de quelque Duroc en goguette). L'œuvre passe en revue les diverses situations auxquelles se trouvent confrontés les caravaniers — et par voie de conséquence les non-caravaniers — quand l'appel du large se fait irrésistible. On songe aux évocations de Papa, maman, la bonne et moi en voyage, par Robert Lamoureux au temps où l'histoire radiophonique était en vogue, à ces mésaventures bien de chez nous que racontaient, voici peu sur les étranges lucarnes, Daniel Gélin, Frédérique Hébrard et quelques autres tenants de notre humour hexagonal. Pourquoi, d'ailleurs, les chapitres nerveux ou gentiment moralistes (au sens labruyérien du terme) de Bruno Dewaele, en qui Robert Lassus, un connaisseur, voit un nouveau Daninos, ne serviraient-ils pas un jour de trame à un feuilleton télévisé ou à un film satirique ? » (Jean Sename, La Voix du Nord du 24 juin 1983)

« Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, tout ne va pas comme sur des roulettes pour la famille Duroc qui passe ses vacances en caravane. Une chose est certaine, l’auteur sait de quoi il parle et je vous recommande particulièrement son glossaire, petit chef-d’œuvre d’humour. » (magazine Caravaning, été 1983)

 

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Les Allées d’Étigny (octobre 1991)
Couverture et dessins de Colette David
Médaille d’or 1992 de l’Académie des lettres, sciences et arts d’Arras
Prix de la nouvelle 1992 de la Renaissance française du Nord-Pas-de-Calais
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« "Je ne crois pas trop au paradis. Mais s'il devait y en avoir un, alors que ce fût un monde où l'on ne saisit pas les balances." On n'est pas innocent quand on a des choses aussi bouleversantes à cracher sur le papier pour crier l'injustice que le monde quotidien imprime trop souvent aux petites gens. Car quel Hazebrouckois ne se souvient de la terrible décision finale qui allait peser sur le sort de Madame B., cette bouchère qui en avait déjà assez vu et dont, en définitive, l'affabilité extrême allait la conduire tout droit au désespoir ? Des chutes incisives comme celles-là, sans ambiguïté aucune, laissent imaginer à quel point les petits drames — c'est, du moins, tels que nous, spectateurs, les ressentons trop hâtivement — tiennent de la tragédie irréversible pour ceux qui les vivent. Faut-il évoquer aussi celui de cette prétendue folle (Georges, l'agent de police, en rigole même !) qui s'assied "à la place du mort" et attend que le commis voyageur la mène à Fontainebleau, sur le chemin qu'avait, il y a peu, emprunté son mari ? Les courts récits que Bruno Dewaele a la générosité (l'impudeur ?) de nous offrir tournent dans un clair-obscur insolite pour voler au secours de ses personnages qui connaissent la misère morale, qu'il s'agisse du monsieur très occupé, ou de cette machine à sous en mal d'intimité, "dans ce hall pisseux où elles ne sont pas moins de trente à attendre les faveurs du client" ? Mais qu'on n'aille pas croire que Les Allées d'Étigny mènent à la nostalgie ou au pessimisme, tant s'en faut. L'enseignement de la copie blanche, dans son Microcosme, ce coït entre la Toccata et les moindres recoins de l'église, est d'abord sensations, chez Dewaele. Et, au tableau des émotions, on accrochera, dans un patchwork attachant, après la lecture duquel nous ne saurons plus donner aucune primeur, Le Loup, Les Jupes de maman, Le Prophète du carrefour, avec l'espoir de retrouver, ne serait-ce qu'entre deux clignements d'yeux, une Baby-Foot éphémère ou l'instit qu'on n'oubliera pas. Bien entendu, Bruno Dewaele devait bien signer quelque part d'une note humoristique : courrait-on en priorité au Classé X ? Au plaisir des cinq sens, s'en ajoute toutefois un sixième, essentiel : la volupté littéraire, qui nous est ouverte, sans faille aucune, tout au long des deux cents pages de ce chef-d'œuvre, pour ce genre difficile qu'est la nouvelle. Bien dosées, bien rythmées, ses images et ses réflexions, ses suggestions, nous mènent partout où il estime que l’on devrait se trouver, pour avoir à se justifier d’aimer ceux qui sombrent par manque d’affection. Ces nouvelles terriblement modernes sont autant de nids d’amour où l’auteur cache à peine ses émotions et où le lecteur trouvera refuge à son évasion. Nul doute que Les Allées d'Étigny figureront un jour dans les meilleures anthologies parisiennes, parmi les Buzzati et autres Boulanger. Et ce serait une injure que de sauter les illustrations de Colette David. Avec le même souci dans la qualité du style, alliée à l'émotion, elle nous propose des prolongements qui méritent une lecture tout aussi attentive. » (Jacques Messiant, L’Indicateur des Flandres du 25 octobre 1991)

« Entre tendresse et cruauté, notre quotidien oscille doucement, parfois lugubrement... mi-larmes, mi-sourire. Mais il arrive qu'une bouffée d'insolite vienne décoiffer ce quotidien. Bruno Dewaele traduit à merveille ce balancement tristement cocasse dont les héros se nomment Albert, Émile ou Blaise ou ne se nomment pas, ou sont de quelconques juke-box au fond d'une arrière-salle. Les décors ne sont guère intimes : bistrots, métros, gares, cinémas... Très courtes et souvent drôles, ces nouvelles disent sans désespérance la grisaille ordinaire des gens ordinaires. Et le lecteur ordinaire ne s’y ennuie pas un instant. » (Annick Merchez, La Voix du Nord du 12 novembre 1991)

« Pour qui se souvient de ses sensations d'enfant dans une ville de cure (les Allées d'Étigny), pour qui entre parfois à reculons dans la salle des profs ou sa salle de classe (Vocation), pour qui s'est attardé à regarder la balance de la bouchère où s'étalent les petites annonces du quartier (la Balance), ces nouvelles sont un clin d'œil plein d'humour, qui fixent des instants de vie, au carrefour du quotidien et de l'insolite. » (L'Université syndicaliste du 8 février 1992)

« Tirées de la réalité et mâtinées d'irréel, ces nouvelles sont ciselées comme autant de fines et précieuses pierres d'écriture. » (Nicolas Delecourt, Croix Magazine)

« Trente-six nouvelles tantôt insolites, tantôt réalistes, mais toujours savoureuses. Le lecteur fait, en effet, bonne chère en parcourant un registre qui s'étend du tendre au cruel, dans un style adapté à l'esprit du récit et servi, chaque fois, par le vocabulaire approprié. » (Pierre Querleu, revue Nord')

« Bruno Dewaele excelle à embellir le banal, à poétiser le dérisoire, à surprendre en nous menant de l’ordinaire à l’insolite, du quotidien aux frontières du surréalisme, en véritable prestidigitateur. Pour chaque nouvelle, il sait trouver le ton et le style qui collent aux personnages, et tout au long des pages c’est un feu d’artifice de notre langue. » (Michel Beau, Visages du XXe siècle)

« La recette de Bruno Dewaele est à la fois simple et compliquée. Simple, parce que les scènes qu'il décrit sont très souvent tirées du quotidien : une salle d'attente, un café, un bébé et sa mère, sont les acteurs de ses nouvelles. Mais la tranquille simplicité de ces tableaux est nuancée par une touche d'irréel que l'auteur sait si bien imprimer... » (La Voix de l'info)

« Dans Les Allées d'Étigny, la phrase peut se faire courte, serrée, ramassée tel un ressort, prête à bondir, ou nerveuse, saccadée, incisive et tranchante comme un scalpel ; mais elle sait aussi redoubler ses méandres pour se lover lentement, longuement, et amoureusement, se frottant nuque et dos aux replis adoucis des souvenirs sereins... » (Paul Bergèse)

« Je considère comme un honneur que vous m’ayez croqué. Merci. » (Alain Gillot-Pétré, TF1)

« Si votre style est aussi excellent que votre orthographe, alors vous êtes formidable ! » (Bernard Pivot présentant le livre à la tribune de l’ONU, le 11 avril 1992, sur Antenne 2)

 

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Gagnez les championnats d’orthographe ! (mars 1994)
En collaboration avec Michèle Balembois-Beauchemin
Couverture et dessins de Frapar
Éditions Hachette
> Retrouvez les dictées de Bruno Dewaele

 

« Gagnez les championnats d’orthographe a été rédigé par deux "campionissimi" devenus hors concours, Michèle Balembois et Bruno Dewaele. L’ouvrage comporte vingt dictées originales rédigées par l’un ou l’autre des auteurs. Le style en est alerte et pittoresque. Mais c’est l’appareil pédagogique qui en fait tout le prix. Il comporte un mémento grammatical qui évente les pièges classiques : accents, adjectifs de couleur, mots composés, adjectifs numéraux, accords du participe passé. Enfin, chaque dictée est suivie de notes qui expliquent et commentent, souvent avec humour, toutes les difficultés. » (Michel Charlemagne, Le Monde)

« Les pièges de la langue française, débusqués dans cet ouvrage de façon très exhaustive, se trouvent de surcroît expliqués d’une manière aussi habile qu’originale qui, à n’en pas douter, transformera les lecteurs de ce volume en de véritables champions ! » (François Bayrou, ministre de l’Éducation nationale)

 

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À la fortune du mot (novembre 2001)
Couverture et dessins de Bap
Éditions La Voix du Nord
> Retrouvez les chroniques sur ce site

 

« Premier champion de France d’orthographe, en 1985, Bruno Dewaele peut se flatter d’être l’unique champion du monde, puisqu’une seule fois, à New York, en 1992, une compétition a réuni les francophones des cinq continents et que de cette superfinale il est sorti vainqueur. La Voix du Nord a eu ensuite l’excellente idée de lui confier une rubrique bimensuelle sur le langage. Ce sont quelque quatre-vingts de ses chroniques que le quotidien publie en volume sous le titre À la fortune du mot (illustrations de Bap). On voit que Bruno Dewaele, comme notre ami Jean-Pierre Colignon, est un champion des jeux de mots et un artiste du calembour. Ces titres d’articles le prouvent encore : Ça suffixe comme ça !, Café grammaire, Tous les chemins mènent à l’arôme, Ne ratons pas le coach !, etc. Au vrai, il n’est pas de bonne chronique sur la langue sans humour. Il y faut de solides connaissances, de l’attention, de la curiosité, parfois un peu d’indignation, beaucoup de plaisir, presque incestueux, à écrire des mots sur les mots, et puis cet esprit bien français qui donne de la légèreté aux choses importantes. Et quoi de plus important que la langue d’un peuple et d’une nation ? Bruno Dewaele possède toutes ces qualités. C’est pourquoi on le lit avec agrément et profit. » (Bernard Pivot sur Internet, 14 novembre 2001)

« Il est vraiment phénoménal ! Sacré champion du monde d’orthographe lors de la superfinale de New York en 1992, après avoir remporté sept ans plus tôt le premier championnat de France, Bruno Dewaele publie aujourd’hui un livre, À la fortune du mot. Il y traite évidemment de son dada : la langue française. Il y a quelques années, La Voix du Nord lui a confié sa rubrique Langage. Notre homme y délivre régulièrement avec un humour ravageur des billets d’humeur linguistique, articulés autour de l’actualité politique, culturelle ou sportive. Ce recueil présente un florilège de ces chroniques qui courent de 1996 à 2000. Le dopage, les paillotes corses, la féminisation des noms de métiers... : notre histoire contemporaine est observée par le petit bout de la lorgnette verbale. » (Alexie Lorca, magazine Lire, 2002)

 

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Maîtrisez l'orthographe (novembre 2011)
En collaboration avec Agnès Colomb
Éditions Eyrolles

 

Le Projet Voltaire repose sur une méthode éprouvée et complète qui permet de se tester, de progresser et de maîtriser l'orthographe. Elle compte 200 000 utilisateurs, dont 100 entreprises et 100 établissements universitaires et organismes de formation. Ce livre propose en exclusivité :

- 700 tests de diagnostic

- 1 400 exercices d'entraînement

- un parcours personnalisé

- des annales corrigées

- un outil numérique pour évaluer son score

 

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L'Accordéon, le Nord en bandoulière
(février 2013)
En collaboration avec Fabienne Dewaele
Éditions La Voix

 

« Ringard, l'accordéon ? C'est que l'image lui colle à la peau, à l'animal ! Clinquant, sinon kitsch, un rien canaille, sulfureux, il traîne, dans l'imagerie populaire, sa (mauvaise) réputation de bals en kermesses, d'estaminets en dancings, entraînant dans son sillage filles de joie et mauvais garçons, petites mains et apaches, préférant à l'acoustique de la salle Pleyel les flonflons de chez Gégè-è-ne... Erreur, grave erreur ! C'est oublier que le piano, même à bretelles, fréquente aussi, loin des bals musettes, les conservatoires comme les orchestres symphoniques... et parfois (bien qu'« instrument du diable ») les églises ! Et là, l'ombre de Roland Dewaele n'est pas vraiment bien loin. Car il n'y est pas étranger, lui qui fut le chantre flamand du « branle-poumons », ce mauvais élève de la classe d'harmonie à qui il consacra plus d'un demi-siècle, pour ne pas dire sa vie. C'est notamment ce que l'on découvre, entre autres mille choses tout aussi passionnantes, dans le dernier ouvrage publié par les Éditions La Voix, L'Accordéon, le Nord en bandoulière, écrit à quatre mains par Fabienne et Bruno Dewaele (par ailleurs brillant chroniqueur de la rubrique « Langage » de notre journal). Soit la petite-fille et le fils du célèbre Hazebrouckois disparu au printemps 2007, qui ont l'une et l'autre baigné dans l'univers de la « boîte à soufflet » dès leur plus jeune âge. On est bien loin, ici, des images médiatiques de Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances, s'offrant une parenthèse « popu » à la télévision en 1969, en chemise à carreaux, dans le « Midi Première » de Danièle Gilbert ; ou de Jean-Paul Delanot, président du conseil régional du Limousin, célébrant sur sa « boîte à frissons » la victoire de François Hollande le 6 mai 2012 à Tulle (ville qui abrite justement le musée de... l'accordéon). Au fil des pages, très richement illustrées, l'instrument y est décortiqué, de la forme des touches du clavier de nacre au verrouillage du soufflet de cuir ; les « boutonneux » du folklore régional (Aimable, enfant de Trith-Saint-Léger, Joss Baselli de Somain, Maurice Larcange d'Haveluy, l'irremplaçable André Verchuren...) sont mis en exergue ; Léopold Simons côtoie Arthur Van Hecke ; Jules Mousseron, Raoul de Godewarsvelde ; Yvette Horner, Astor Piazzolla ; et le « Chauffe, Marcel ! » de Brel, Le Vieux Léon de Brassens. Et puis, franchement, entre nous, un livre que Christian Binet — père de Raymonde et Robert Bidochon, pratiquant éclairé de la « musique à bras » — a accepté de dédicacer ne peut laisser indifférent... » (Christian Taverne-Grasset, La Voix du Nord, 17 février 2013)

 

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Une faute par jour
(mars 2014, septembre 2015)
En collaboration avec le Projet Voltaire

 

« Emmené par le champion du monde d'orthographe Bruno Dewaele, le Projet Voltaire a atterri sur Twitter pour nous donner l'occasion d'améliorer notre orthographe en jouant avec l'actualité. Quotidiennement, 1FauteParJour nous permet de tester notre niveau tout en nous amusant. Chaque matin à 9 heures, 1FauteParJour diffuse une phrase en lien avec l'actualité, contenant une erreur cachée par le facétieux Bruno Dewaele. Quelques heures plus tard, la phrase réapparaît nettoyée de sa faute et complétée par les explications limpides de l'auteur. Voici, regroupées pour la première fois, quelque 250 phrases piégées qui vous aideront à réviser les règles fondamentales de notre belle langue française et à surmonter les difficultés auxquelles nous nous heurtons le plus fréquemment. L'actualité devient un professeur de français efficace et drôle. » (Quatrième de couverture)

« Cher Bruno Dewaele, inoubliable champion du monde d'orthographe, je vous suis très reconnaissant de m'avoir dédié votre livre qui mélange avec bonheur la défense et l'illustration du français avec le moyen le plus moderne de communication : Twitter. 1 faute par jour est malin, astucieux, fort amusant de surcroît, puisque fondé sur l'actualité, sur l'imprévu, le fluctuant, et que vous appliquez à tout cela les règles intangibles de la grammaire, de la conjugaison et de l'orthographe. C'est la confrontation du mou et du dur, de l'évanescent et de la norme. Bravo ! Le jeu est aussi utile que plaisant. Je suis fier que mon nom ouvre votre précieux livre et vous remercie de cet honneur. Avec mon souvenir le plus cordial. » Bernard Pivot (correspondance privée du 12 avril 2014, reproduite ici avec l'autorisation de l'auteur)

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« Comme s'il n'avait que ça à faire ! Impliqué dans le Projet Voltaire (idéal pour progresser en français !) depuis le début, notre chroniqueur et champion hazebrouckois s'est aussi lancé dans l'aventure de Twitter. Avec, tous les matins, une phrase en lien avec l'actualité... dans laquelle se dissimule une faute. C'est un jeu, c'est un défi, c'est une idée formidable. C'est aussi, aujourd'hui, un livre qui reprend une année de tweets. Ludique... et indispensable. » (Christian Taverne-Grasset, La Voix du Nord, 2 mai 2014)

« Avouons-le, c’est d’abord une fois sur deux qu’à chaque page impaire on se pince les lèvres : mais où diable est donc ladite faute ? Pourtant on devrait encore mieux la percevoir, compte tenu de la taille des caractères… Et on finit par tourner la page, avec bien sûr la correction, qui le plus souvent saute aux yeux. Le réflexe d’hypercorrection joue de fait à plein : on ne voit pas la faute, l’inconscient la corrige. Il arrive aussi qu’on ne l’ait pas repérée parce qu’on l’a toujours faite. C’est parfois pire ! On a corrigé en effet là où il ne fallait pas… Et ainsi de page en page, on oublie que l’on avait programmé de lire l’ouvrage pour en offrir un compte rendu. Au diable le compte rendu, on joue ! Et on apprend des règles mais aussi on apprend à être attentif… Car c’est un fait : on devient attentif au fil de la lecture de l’ouvrage, on exerce progressivement son regard, c’est un effort à produire que de ne pas lire trop vite, que de réfléchir sur chaque mot. En ce sens, l’ouvrage représente aussi un entraînement très efficace pour tout relecteur. Tous les journalistes et les professeurs devraient s’y exercer. » (Jean Pruvost, Études de linguistique appliquée, n° 175, septembre 2014)

 

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101 dictées, 2500 difficultés expliquées
(mars 2016)
Préface de Bernard Pivot
Éditions de l'Opportun

 

« Le champion du monde d'orthographe Bruno Dewaele rêvait depuis des années de pouvoir réunir toute une vie de dictées... C'est chose faite avec ces 101 dictées de tous niveaux, imaginées depuis plus de trente ans par cet amoureux fou des mots ! Chaque dictée est accompagnée d'explications limpides pour toutes les difficultés de la langue française rencontrées. Orthographe, grammaire, conjugaison, mais aussi vocabulaire, tout y est ! Les textes de Bruno Dewaele sont vivants, inventifs et dépoussièrent avec humour l'exercice redouté de l'indémodable dictée. Plus qu'un livre, cet ouvrage est en fait un indispensable manuel orthographique pour tous les amoureux de notre langue française. » (Quatrième de couverture)

« Est-ce parce que son nom n'est pas facile à écrire que Bruno Dewaele est devenu champion du monde d'orthographe de langue française, à New York ? Cet homme est un phénomène. Quasi incollable. Je dis bien quasi, non pour le suspecter de ne pas connaître toute la grammaire ou de chuter sur des mots bizarres, incongrus, mais pour ne pas décourager ses anciens rivaux des Dicos d'or, ses élèves, ses cobayes, ses martyrs, ses lecteurs. Voici les 101 dictées que Bruno Dewaele a concoctées, manigancées, mijotées, fignolées, caressées depuis trente ans. Elles sont épatantes mais pas fastoches comme on disait du temps de mon école. Courage, donc ! » (Bernard Pivot, préface de l'ouvrage)

 

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De l'aborigène au zizi
(novembre 2016)
une balade souriante et décomplexée dans l'univers des mots
Éditions Michel Lafon

 

« Univers impitoyable où l'exception confirme souvent la règle et où les dictionnaires se contredisent, l'orthographe devient pittoresque quand on s'y aventure avec un maître en la matière. Il est vrai que la langue joue avec nos nerfs, voire nous fait écrire n'importe quoi : ainsi les subornations de témoins changées en subordinations, les enfants prodigues mêlés aux prodiges, les incendies circoncis ou les aborigènes appelés arborigènes, comme si leur statut plus ou moins assumé de primitifs les prédisposait à vivre dans les arbres. Jonglant avec l'étymologie, les procédés mnémotechniques, les cultures académique et footballistique, Bruno Dewaele propose à chacun de devenir un as de l'orthographe... en attendant la prochaine réforme ! » (Quatrième de couverture)

« Sacré champion du monde d’orthographe en 1992, l’Hazebrouckois Bruno Dewaele vient de commettre, aux éditions Michel Lafon, un "pseudo-dictionnaire" plein de fantaisie. Qui amuse autant qu’il instruit. A comme aborigène… Premier terme d’un titre, admettons-le, pour le moins accrocheur, c’est aussi la première entrée de ce "pseudo-dictionnaire" qui n’en compte pas autant, rassurez-vous, que les sieurs Larousse et Robert. "S’il y a un mot qu’il faut rayer, c’est exhaustivité", précise d’emblée Bruno Dewaele. Le champion du monde d’orthographe a pioché dans les quelques dizaines de milliers de mots que sa meilleure amie, la langue française, tenait à sa disposition, cent soixante-dix termes. Autant de prétextes à de joyeuses élucubrations mêlant certes des éléments du savoir encyclopédique du maître, mais aussi les anecdotes d’un "athlète du dictionnaire" (le mot est de Bernard Pivot), le tout assaisonné d’un humour rodé depuis plus de vingt ans dans les pages et sur le site Internet de La Voix du Nord. Ainsi l’aborigène inaugural cache-t-il une forêt d’autres vocables dont on a tendance à supprimer ou inverser certaines lettres, quand on n’en ajoute pas… C’est à la faveur d’une émission de radio que Bruno Dewaele a été repéré par les éditions Michel Lafon. "En 2015, j’avais été invité, lors de la Semaine de la langue française, à participer à une émission sur RMC, "Les Grandes Gueules", délocalisée sous la coupole de l’Académie française. On m’avait demandé de prêter l’oreille à tout ce qui pouvait se dire d’incorrect ou de litigieux sur le plan de la langue au cours de l’émission et, au bout de chaque heure, on me donnait la parole pendant quelques minutes pour faire un point sur ce que j’avais entendu. Si c’est un académicien qui se plante, vous avez intérêt à y mettre les formes… J’ai dû le faire avec diplomatie, et pas mal d’humour pour faire passer l’addition", raconte le champion. Érudition et fantaisie, cette addition-ci a incité Lafon à lui commander un ouvrage sur le même ton. D’abord réticent car… surbooké, l’Hazebrouckois se prend au jeu : "C’est peut-être le bouquin que, sans y penser, j’avais secrètement envie d’écrire." Il semblerait qu’il se soit beaucoup amusé. Et il souhaite autant de plaisir à ses lecteurs : "On parle toujours d’instruire en amusant. J’essaie de renverser un peu la formule, et d’amuser en instruisant…" Un programme tenu de A jusqu’à… Z ! » (Hélène Harbonnier, La Voix du Nord du 18 novembre 2016)

« Ici, chaque mot est prétexte, après lui avoir réglé son compte, à parler d'autre chose, à explorer certains des pièges quotidiens de la langue française, cachés dans un journal, jetés de la bouche d'un homme politique (un Sarkozy masculinisant le mot pérenne en "péren", ça vaut son pesant de Rolex), posés dans le plus anodin courrier. "Je voulais d'abord amuser, montrer que l'on peut découvrir en s'amusant..." Et c'est réussi. À une époque où les boissons alcoolisées ont noyé les boissons alcooliques, où l'emprise a souvent le dessus sur l'empire (être sous l'empire de...), les 315 pages de ce livre qui, souhaitons-le, ne filera pas de posthite, se dégustent, se butinent, du mot aborigène au mot zizi. Le premier permet de revenir sur le fameux allogène, piège assez connu des dictées du maître mais aussi, par magie pure, sur opprobre, fruste et aréopage..., liste non exhaustive. Quant au zizi final, s'il s'introduit là, c'est la faute au Petit Robert ! » (Cambrousse, L'Indicateur des Flandres du 21 décembre 2016)

« Bruno Dewaele, vainqueur en 1992 du championnat du monde d’orthographe (alias Les Dicos d’or) — ce n’est pas rien —, professeur de lettres, demeure et travaille à Hazebrouck, département du Nord, ce qui n’est guère anodin quand l’orthographe vous est une seconde nature : comme lui en fit la réflexion Bernard Pivot, naître dans une assemblée de H, Z et K, quoi de mieux pour acquérir un sens aigu de la "graphie droite" ? L’auteur conte cette anecdote au chapitre HAZEBROUCK de son récent ouvrage De l’aborigène au zizi, nous y rappelant (ou apprenant) même le sens du verbe "hazebroucker"… Question français, notre Hazebrouckois est l’as des as ; question humour, également : langue et fantaisie, joli couple ! D’ailleurs, comme l’auteur le dit dans la préface, grammaire et glamour ne sont-ils pas "voisins par l’étymologie" ? À lire le titre du livre, l’idée vient, si le doute s’est installé sur l’orthographe du premier mot (aborigène ou arborigène ?), que cette balade française nous mène non seulement du A au Z mais encore du haut (des arbres) au mitan (du corps masculin). Fichtre ! Penser que les aborigènes descendent des arbres !… alors qu’ils étaient tout simplement là "à l’origine". Quant au zizi, qui ne désigne pas ici le "bruant sédentaire, commun en Europe méridionale, nichant dans les haies ou à même le sol" (Larousse), nous vous laissons le plaisir d’en découvrir le chapitre, notamment la chute. Entre ces deux mots phares, bien des ruelles buissonnières (Fantômette, Gravelines, posthite, Salpêtrière, Armentières, cuisse de nymphe, tango, vieux-lille, xanthélasma…) où il fait bon vadrouiller, faisant notre casse-croûte de mots joueurs. Avouons-le : Bruno Dewaele et nous ne sommes pas toujours sur la même longueur d’onde, notamment quant aux simplifications orthographiques… qu’importe ! Et pourtant, avons-nous envie de le titiller, parfois c’est le plus simple qui sonne juste. Comme dans cette autre anecdote (l’ouvrage en est bien doté) où l’auteur évoque une histoire d’ancolie qui faillit le faire trébucher dans ses pétales le jour du championnat : entre le "c" et l"o", ne cacherait-elle pas un "h" "qui en aurait fait la digne descendante de la racine grecque kholê, "bile" ? Cette plante ne constituait-elle pas un divin remède, précisément, contre la cholécystite ? Notre mélancolie ne s’était-elle pas elle-même accommodée, par le passé, d’un tel "h" ? Et ce bon Victor ne s’était-il pas fendu, en son temps, d’un poème qu’il avait intitulé… Melancholia ?". Quelle tempête sous ce crâne ! L’obstacle fut franchi avec brio par le professeur, ce qui valait bien de la part de ses élèves un cadeau, plus éloquent que tous les dicos : des graines d’ancolie en sachet. » (Martine Rousseau, Langue sauce piquante, le blog des correcteurs du Monde, billet du 23 décembre 2016)

« Notre ami Bruno Dewaele n'a pas son pareil pour user d'un ton souriant et parfois sarcastique afin de mieux ausculter la langue, sa grammaire, son vocabulaire, l'étymologie, le sens des expressions et les pièges qu'elle nous tend. Il n'est que de lire sa chronique en fin de Timbrés. C'est avec le même humour et un sérieux tout identique qu'il prend quelque 170 mots — noms communs ou propres, des plus courants aux plus improbables — et autant de prétextes pour nous éclairer sur l'orthographe, qui fait parfois débat jusque dans les dictionnaires, les abus et autres faux sens. Sans parler des exceptions, tics et bizarreries. L'auteur est tout sauf un puriste grincheux ou pédant et quand il aborde le casse-tête du pluriel des noms composés, il n'est ni casse-pied ni casse-couilles. Comme l'ensemble de son livre, d'ailleurs. » (Delphine Gaston-Sloan, Les Timbrés de l'orthographe, janvier 2017)

« Celles et ceux qui ont eu l’occasion d’écouter Bruno Dewaele évoquer l’orthographe et les dictionnaires lors des Journées des dictionnaires ayant eu lieu à l’Assemblée nationale en mars 2015 savent déjà que Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, titre décerné en 1992 à l’ONU, représente non seulement une référence sur le sujet mais que ses analyses sont extrêmement fines et pertinentes. Agrégé de l’Université, grand spécialiste de ce qu’il appelle la "cause orthographique", il fait partie des experts du Projet Voltaire, et offre une chronique d’excellence sur la langue française dans le quotidien La Voix du Nord, depuis au moins deux décennies. (...) On le comprendra aisément, chacun de ces mots porte en lui force remarques de langue, nées de la haute compétence de Bruno Dewaele et de l’expérience d’une vie au cœur des mots. Tout au long du dictionnaire, qui comporte ainsi presque 180 articles, se déploient en vérité trois qualités très appréciables : une expertise fondée sur l’expérience et du même coup assortie de remarques vivantes ; une clarté dans l’explication et l’expression digne d’un grand pédagogue ; enfin, et c’est très appréciable quand le propos est si solide et sans approximation, un humour bienveillant que nous goûtons tout particulièrement. Bruno Dewaele, grand connaisseur des dictionnaires comme tous les champions d’orthographe, sait qu’il n’est pas possible d’être exhaustif sur un sujet, et l’objectif de l’ouvrage qu’il nous propose n’est pas d’offrir une réponse à toutes les questions d’orthographe. Le dictionnaire ici élaboré "n’a pas vocation à concurrencer ceux, généralement fort bien faits, qui recensent les traquenards dans lesquels se plaît à nous attirer la langue française. L’auteur s’engage seulement à vous le dire autrement, de cette façon primesautière et légère qui, paradoxalement, sied, aux choses importantes". Comment dire mieux ? Et pour illustrer cette attitude qui rend si agréable et instructive la lecture du dictionnaire "à sauts et à gambades", selon la formule de Montaigne, proposons en guise d’échantillon les premières lignes du premier article, en l’occurrence consacré au mot aborigène : "Avant de songer à écrire correctement un mot, il faut déjà le bien percevoir. Combien de fois n’ai-je pas croisé, sur mon chemin de souffrance linguistique, des [arborigènes] que leur statut plus ou moins assumé de primitifs prédisposait sans doute à vivre… dans les arbres ? À quoi sert donc que notre société se casse le tronc pour ne pas porter atteinte au "politiquement correct" ! Une dose homéopathique d’étymologie suffirait pourtant à nous remettre, sinon dans le sens de la marche, du moins dans celui de l’évolution : l’aborigène est bien plutôt celui qui est là ab origine, c’est-à-dire depuis le commencement. Il s’oppose en cela à allogène, que les esprits éclairés ne prendront pas davantage pour un lampadaire : il s’agit tout bonnement de celui qui vient d’ailleurs (allos, en grec, signifie "autre, qui n’est pas né sur place"). Nous ne sommes là qu’au commencement de l’article, mais on a déjà compris qu’on apprendra beaucoup, qu’on sourira très souvent, et qu’on percevra mieux ce que l’on ressentait confusément. Tout amoureux de la langue y trouvera de fait son compte, qu’il soit érudit ou non. » (Jean Pruvost, Études de linguistique appliquée, janvier 2017).